Selon les critères de l'OMS l’obésité se définit comme un excès de masse grasse entraînant des conséquences néfastes pour la santé.

La mesure de la masse grasse étant difficile à réaliser en pratique clinique, une estimation de la surcharge pondérale est utilisée pour définir l’obésité.
La surcharge pondérale et l'obésité sont définies grâce au calcul de l'index de masse corporelle (IMC)
(en anglais Body Mass Index : BMI).

Celui-ci est calculé comme le rapport du poids en kg sur la taille en mètres au carré, soit :
IMC = poids (kg)/taille² (m²).


Pour un adulte de 70 kg mesurant 175 cm, l'IMC est de 70/1,75², soit 22,9.
Chez l’adulte, selon la classification retenue par l’OMS et internationalement acceptée, les seuils d’index de masse corporelle permettant de définir le surpoids et l’obésité sont de :

- maigreur lorsque l'IMC est inférieur à 18,5
- normalité lorsque l'IMC est compris entre 18,5 et 24,9
- surcharge pondérale lorsque l'IMC est compris entre 25 et 29,9
- obésité lorsque l'IMC est supérieur à 30.

Selon cette même classification l’obésité elle-même est divisée en trois classes :

- la classe I entre 30 et 34,9 : obésité modérée ou commune ;
- la classe II entre 35 et 39,9 : obésité sévère ;
- la classe III supérieure ou égale à 40 : obésité massive ou morbide.
L'obésité est dite morbide lorsque l'IMC est supérieur ou égal à 40.
Les valeurs de l'IMC sont indépendantes de l'âge et sont les mêmes pour les deux sexes.

Il faut néanmoins rappeler que la masse grasse est relativement plus importante chez la femme
(environ 15 à 25 % du poids corporel) que chez l'homme (environ 10 à 15 %) dans les conditions physiologiques, et que cette masse grasse augmente dans les deux sexes avec l'âge .

Comme le rappellent les recommandations françaises, les risques de l'obésité dépendent non seulement de l'importance de la masse grasse mais aussi de sa répartition.

La présence d'une accumulation graisseuse au niveau du tronc est un facteur de risque métabolique et cardio-vasculaire indépendant de la surcharge pondérale globale.
Le compartiment graisseux critique dans l'apparition de ce risque est la graisse viscérale et abdominale.

L'obésité est souvent associée à des troubles du comportement alimentaire tels que la prise alimentaire compulsive ou nocturne.